Faire tremper des pommes dans de l’eau additionnée de bicarbonate de sodium peut réduire certains résidus de pesticides présents sur leur peau. Les résultats rapportés par Marie France concernent toutefois des essais en laboratoire : ils portent sur des substances précises, appliquées à des pommes Gala, et non sur l’ensemble des pesticides susceptibles d’être présents dans un fruit.
Ce que montre l’essai en laboratoire
Le texte cite une étude publiée en 2017 dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry, menée par une équipe dirigée par Tianxi Yang. Les chercheurs ont comparé plusieurs méthodes de lavage sur des pommes Gala traitées avec deux pesticides : le phosmet et le thiabendazole.
Dans cet essai, une solution contenant environ 10 g par litre de bicarbonate de sodium s’est révélée plus efficace que l’eau seule ou qu’une solution chlorée pour réduire les résidus en surface. Dans les conditions du laboratoire, leur disparition a demandé environ 12 minutes d’immersion pour le thiabendazole et 15 minutes pour le phosmet.
Ces durées correspondent donc à un protocole et à des résidus déterminés. Elles ne décrivent pas l’efficacité du même bain sur toutes les pommes ni sur tous les traitements phytosanitaires.
Pourquoi le rinçage ne retire pas tout
Une pomme brillante n’est pas nécessairement débarrassée de ses résidus. Selon les explications rapportées dans l’article, l’eau retire surtout les poussières et une partie des substances hydrosolubles. Certains résidus adhèrent à la cire naturelle de la peau et restent présents dans les reliefs de sa surface.
Le bicarbonate modifie légèrement le pH en surface et aide à décrocher certains de ces résidus. Le trempage prolonge également le contact avec la peau avant le rinçage.
Comment situer ce geste dans le lavage des pommes
Pour un usage domestique, l’article décrit un trempage dans de l’eau bicarbonatée, suivi d’un frottement avec les mains ou une petite brosse, puis de rinçages à l’eau claire. Il faut distinguer cette pratique des résultats obtenus dans le protocole expérimental présenté.
La limite essentielle concerne la profondeur des résidus : ce lavage agit surtout en surface et ne supprime pas ceux qui ont pénétré dans la chair. Le texte met également en garde contre l’emploi de détergents ménagers ou d’eau de Javel non prévus pour l’alimentation.
Enfin, la peau contient des fibres et des antioxydants, notamment de la quercétine. Le bain bicarbonaté peut donc être envisagé comme un geste de nettoyage de la peau, sans le confondre avec une élimination complète des pesticides du fruit.
Source : www.mariefrance.fr





